lundi 20 août 2018



Des bourdons dans
la lavande
Les guêpes sous
les tuiles

Quand l’herbe
Coupée,
Des voix
Plus bas

Un insecte –
Le bruit sourd
J’entends le soir



***



Barrage
Hydro-électrique

Un bruit
Clapotements, ils
dînent sur
un banc

La petite route
Goudronnée
Le
Chien et son
Maître tout en
Noir



***



La parabole
Cachée
Gris, blanc
Un buisson, des feuilles
Qui lisse le je d’un
Tiers qui
Ressent
La Dordogne
Des idées
De ce qui va arriver
Ce qui
Sous l’éveil
D’une lune
D’été caniculaire

jeudi 26 juillet 2018

Chronique : Camille Emaille & Tom Weeks – Ghoast



Camille Emaille & Tom Weeks – Ghoast

Les touches, plaquées – les cuivres qui entrent en fonction, des moments qui traversent. Le son, quelque part, l'écrasement et une forme d'intensité. Les extensions par rapport aux données formelles, des techniques étendues qui viennent en surimpression, l'une par rapport à l'autre et s'inversent par moment. Des percussions, un agencement complémentaire – une légèreté et un tact qui laisse paraître une dimension sensible, une dimension qui doit principalement à celui qui pratique, détient l'énergie. Maitrise – l'assurance et l'aisance qui sont devenues connaissance pure. L'émotion et l'intelligence, résulte la création. Une création, l'émergence d'un lieu sombre, pourtant présent – partout, en nous-mêmes. Une image qui permet des parallèles, des liaisons entre le saxophone, des formes percussives et autre chose. Une chose située à la marge, pourtant si présente.

mardi 24 juillet 2018

Chronique : Sensations' Fix ‎– Music Is Painting In The Air (1974 - 1977)


Sensations' Fix Music Is Painting In The Air (1974 - 1977)

Dans la progression, des assemblages proches, des calculs qui rassemblent les harmonies, créent des oscillations – les espaces bien centrés, au son présent dans des équilibres étudiés. Un balancement entre une route déjà tracée, le plaisir d'être et ressentir – des écarts subtils, l'atteinte de terrains intimes, légers, des glissements synthétiques, les mélodies qui s'étalent, l'horizon qui puise dans les machines, le cheminement, les boitiers, les effets – l'impression d'un éveil. La réverbération, les nappes frappées pendant que des guitares s'isolent, répondent et réagissent. Les références à des sons ou bien des visions. Ces visions des filles des années 70 qui avaient quelque chose de différent, une aura quand Jess Franco créait le monde. Une impression qui marque à jamais, caché dans les replis – les vibratos très courts dans lesquels on peut déceler quelque chose d'essentiel.